Prenons le cas suivant: Le dernier domicile du défunt était en France – ainsi que son centre d’intérêt vital.
Ce dernier a laissé un testament sur la base duquel la succession comprend des avoirs bancaires en Israël ainsi que des biens immobiliers situés également en Israël.
Cependant, au regard du testament, tous ces biens ont été légués à une personne autre que ses héritiers légaux et réservataires selon le droit français. En d’autres termes, les héritiers réservataires (les enfants et le conjoint survivant) ont été déshérités au profit d’étrangers ou au profit d’une institution.
Dans ce cas, les avoirs bancaires en Israël (à l’égard desquels le droit applicable reste le droit français puisque ce sont des biens mobiliers) pourront être réintégrés dans le compte de la succession de sorte que leur part de réserve héréditaire ne soit pas entamée. En revanche aucune revendication de réintégration ne pourra être faite par eux, quant au partage des biens immobiliers situés en Israël (à l’égard duquel le droit israélien est applicable.
Ceci dit, il est toujours possible de formuler une requête en opposition d’exécution testamentaire en Israël dans le cas essentiellement ou il y aurait eu un vice du consentement (dol ou contrainte..) sur la personne du testateur ou bien encore un vice de forme, constituant une cause légale d’annulation du testament.